L'Etat a mis en place des mesures fiscales afin d'inciter l'investissement dans l'immobilier. Ainsi, la personne qui achète un logement neuf ou ancien destiné à la location pourra déduire certaines charges de ses revenus fonciers bruts (loyers). Qu'est-ce qu'un déficit foncier ?
La déduction forfaitaire lors d'un investissement dans le neuf pour louer
Cette déduction est de 14% des revenus fonciers bruts (avant déduction des autres charges de propriété). Elle permet de couvrir les frais de gestion (honoraires du gestionnaire de la location, frais liés à d'éventuels conflits avec le locataires, etc.) ainsi que les frais d'agrandissement ou de reconstruction du logement loué.
Déduction des intérêts et frais liés aux emprunts
L'investisseur qui a pris un crédit pour l'acquisition ou la construction d'un bien destiné à la location peut déduire totalement de ses revenus fonciers les intérêts ainsi que les frais qui lui sont liés (sans limitation de la durée ou du montant).
Déduction des charges lors d'un investissement dans le neuf destiné à la location
L'investisseur peut également déduire certaines charges telles que : les frais de remise en état du logement, les dépenses de gestion, les dépenses de gardiennage, la taxe additionnelle au droit de bail, la taxe foncière sur les propriétés bâties et les primes d'assurance contre les loyers impayés.
La constitution d'un déficit foncier
Lorsque les charges (intérêt d'emprunt non compris) sont supérieures aux revenus fonciers, l'investisseur est en déficit foncier.
Ce déficit est alors déductible du revenu imposable global de l'investisseur (dans la limite de 10700€ par an). Si le bien n'a pas été loué, le propriétaire devra prouver au service des impôts qu'il a entrepris des dépenses en vue de sa location pour pouvoir bénéficier de ce déficit.







